19 août 2010

Histoire de poule

Chronique jouissive de Foglia dans la Presse du 19 aout. On a beau penser qu’il caquette parfois, il n’en demeure pas moins que ses propos et images sont le plus souvent comme des œufs d’or qui servent à enrichir notre réflexion.

Voici ce qu’il dit du débat sur l’opportunité d’élever des poules ou non dans la ville de Montréal. Il a fait un petit pas en arrière, nous affirme-t-il, pour mieux réfléchir et s’élever au-dessus du poulailler, sans tomber dans l’exaltation.

« Je sens les gens un peu déçus. Pourquoi il ne dit rien sur la poule, M. Foglia? Parce qu'il ré-flé-chit, voilà pourquoi. Il est entré en lui-même pour aller y chercher le meilleur. Comme la poule, d'ailleurs. Vous avez déjà vu une poule pondre un oeuf? Cette bestiole incroyablement agitée de tics voilà soudain qu'elle s'immobilise, on la dirait absente au monde : elle est entrée en elle-même pour aller y chercher le meilleur, cot, cot, cot, un oeuf.

Pareil pour moi. Cot, cot, une chronique. Des milliers de chroniques, toujours le meilleur de moi-même. Et vous, le tenant pour acquis : bof, un autre oeuf. Je n'en suis même pas triste, c'est comme ça, c'est tout. La poule ne fait pas ses oeufs pour que vous en fassiez une omelette ou des oeufs à la neige, il est seulement dans sa nature d'aller chercher le meilleur d'elle-même. »

C.Q.F.D.

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